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Archives 2010

Changements apportés au niveau de l’évaluation des candidatures et la remise des prix.

En 2010, des changements ont été apportés au niveau de l’évaluation des candidatures et la remise des prix. Les cinq catégories sont maintenues.

 

« Deux prix par année seront alloués pour l’ensemble des catégories. Un premier visera la catégorie Reconnaissance et l’autre, l’ensemble des autres catégories. Il demeure possible que deux candidatures arrivent ex aequo. »

 

Les lauréats pour l’édition 2010 sont :

Catégorie « Mérite Technique et Innovation »

Ville de Sherbrooke représentée par Monsieur Michel Dupont

Détail

Catégorie « Mérite Technique et Innovation »

Monsieur Michel Rose, directeur des Ressources matérielles de l’École Polytechnique de Montréal et vice-président de l’AGPI procède à la remise du premier prix qui sera attribué dans le cadre du concours « Le Pilier d’Or » édition 2010.

 

Cette catégorie récompense une organisation membre pour le mérite technique ou l’innovation dont elle a fait preuve dans une construction, dans sa gestion ou ses opérations immobilières. Par exemple, des projets hautement techniques ou innovateurs comme ceux qui suivent peuvent être reçus comme candidature : la construction d’un immeuble ou d’un agrandissement, l’implantation d’un nouveau système de gestion immobilière ou la présentation d’un système en place, la création d’un environnement ou d’un milieu de vie branché sur la mission de l’organisation. Seules les limites technologiques et celles de l’imagination des personnes dans la réalisation de leur projet encadrent les candidatures dans cette catégorie. Cependant, il faut que la candidature soumise se démarque avantageusement de ce qui se fait dans le milieu en général.

 

Le premier Pilier d’Or est attribué cette année à la « Ville de Sherbrooke » représentée par Monsieur Michel Dupont, chef de division. La Ville de Sherbrooke possède plusieurs arénas et le Palais des Sports Léopold-Drolet est le plus prestigieux et le plus gros de la ville avec ses 4 500 places et ses 3,1 millions de kWh/an (208 226 $ en 2004).

 

Plusieurs pistes de solutions ont été analysées par la ville afin d’évaluer le potentiel énergétique et économique de certaines de ces technologies; l’équipe s’est adjoint les services de Canmet Énergie et de CIMA+ pour réaliser ces travaux. Suite aux analyses et à de maintes discussions, il a été décidé que le système avec surpresseur serait le plus adéquat dans le cas du Palais des Sports Léopold-Drolet. En effet, ce système permet d’utiliser le réseau d’eau de chauffage à haute température existant. Dans le nouveau concept, les compresseurs tout comme les pompes et le surpresseur sont à modulation et vitesse variable en fonction des besoins et la température de la glace est modulée en fonction des activités.

 

Pour des raisons budgétaires, le projet a été réalisé en deux phases. La première phase a été réalisée en 2005, et elle consistait à remplacer le système de réfrigération vétuste par un système avec compresseurs, pompes et condenseur évaporatif à haute efficacité. La deuxième phase s’est réalisée en 2008 et consistait à installer la partie maîtresse de la récupération d’énergie totale qui incluait le surpresseur. Cette phase a été rendue possible grâce à la contribution d’aides financières d’Hydro-Québec et de l’Agence de l’Efficacité énergétique avec le soutien de Canmet Énergie.

 

Dans un premier temps, un surpresseur tire sa chaleur directement de l’ammoniac des compresseurs pour chauffer l’amphithéâtre et dans un deuxième temps, deux réservoirs existants de 10,000 litres accumulent la chaleur du désurchauffeur, du refroidissement d’huile des compresseurs et du sous-refroidissement du condensé du surpresseur. Cette façon de faire nous permet de chauffer l'amphithéâtre et d’alimenter le système de chauffage existant ainsi que les différents services requis tout en réutilisant les équipements de chauffage en place et fonctionnels pour plusieurs années.

 

En ce qui concerne l’économie d’énergie, il ne faut pas perdre de vue que même si la performance totale a été améliorée de 41 %, la partie au tarif BT a été réduite de 86 % et la partie mazout de 56 % pour une moyenne de la partie chauffage de 83 %. De plus, cette performance est obtenue en surplus de la récupération de la surchauffe qui se faisait déjà et en tenant compte des nouvelles charges électriques du surpresseur.

 

L’atteinte de ces résultats remarquables a été rendue possible en exploitant toutes les sources potentielles de chaleur telle que : le surpresseur, le refroidisseur d’huile, le sous-refroidissement du condensé du surpresseur. Il est important de noter que le surpresseur a un coefficient de performance (cop) de 6 c'est-à-dire que pour chaque kWh ajouté, le système fournit 6 kWh d’énergie.

 

Par cette reconnaissance, l’AGPI souligne la précellence du travail démontrée par l’équipe de la Division des bâtiments du Service de l’entretien et de la voirie de la Ville de Sherbrooke pour les excellents résultats obtenus dans le cadre du projet :

« Système de récupération et d’économie d’énergie de l’aréna du Palais des Sports Léopold-Drolet »

 

Catégorie « Mérite de Gestion »

Un deuxième prix est attribué à égalité avec le précédent pour une autre candidature.

 

Centre universitaire de Santé McGill représenté par Monsieur Antonin Bouchard

Détail

Catégorie « Mérite de Gestion »

Un deuxième prix (à égalité avec le précédent) est attribué à une candidature qui a été présentée dans la catégorie « Mérite de Gestion ».

 

Le jury rappelle que dans cette catégorie, le bulletin de candidature devait comporter des informations pertinentes touchant cinq domaines de la gestion immobilière et démontrer des résultats exceptionnels et tangibles.

 

Le second Pilier d’Or est attribué cette année au « Centre universitaire de Santé McGill » représenté par Monsieur Antonin Bouchard.

 

Le développement incessant des technologies en milieu hospitalier nécessite l’ajout continuel de nouveaux équipements électromécaniques et biomédicaux («ct scans», imagerie par résonance magnétique, refroidisseurs, serveurs informatiques, etc.). La réduction des dépenses énergétiques représente donc un défi considérable. De plus, l'accroissement continuel de l'achalandage dans ces établissements ainsi que l’âge des bâtiments et des équipements CVAC exercent une pression à la hausse sur la consommation énergétique.

 

Pour soutenir concrètement sa vision stratégique, l’équipe des services techniques a lancé, en 2002, son programme d’optimisation énergétique (POÉ) afin d’assurer, par le biais de la modernisation des équipements, la réduction des consommations énergétiques.

 

La stratégie du CUSM fut premièrement de remplacer les infrastructures électromécaniques non performantes pour améliorer l'efficacité du parc d'équipements. Par la suite, le CUSM a installé de nouveaux équipements de récupération d'énergie et les procédés de production d'énergie ont été modifiés pour améliorer leur efficacité. Finalement, ils ont procédé à l'implantation d'un système de suivi énergétique intégré qui permet à l’équipe d'entretien de soutenir les efforts déployés lors de la réalisation des projets d'efficacité énergétique.

 

La gestion de l'énergie est effectuée au moyen d'un nouveau réseau de 26 compteurs relié à leur système de contrôle informatisé, centralisé et supporté par des logiciels de gestion qui assurent un suivi en temps réel des consommations énergétiques. Les équipes peuvent ainsi remédier immédiatement aux problématiques qui surviennent (bris d'équipement, surconsommation ponctuelle, arrêt imprévu d'équipement). L'implantation d'un système de gestion de maintenance assisté par ordinateur permet le suivi précis des programmes de maintenance préventive assurant le rendement optimal de chaque équipement. Ce système de suivi énergétique intégré permet l'analyse de bilans énergétiques ventilés qui sont établis en fonction des équipements et du type d’énergie utilisé. Des indicateurs permettent de suivre la performance énergétique des différents sites. Ainsi, la consommation énergétique du CUSM a été réduite de plus de 20 %. La mise sur pied d'un comité énergie multi sites est finalement un outil de premier plan mis en place pour accompagner et supporter l'ensemble du personnel dans l'application des politiques et procédures énergétiques.

 

Par cette reconnaissance, l’AGPI souligne la précellence du travail de déploiement des concepts offerts par l’équipe des services techniques du Centre universitaire de Santé McGill à travers ces excellents résultats obtenus dans le cadre du projet de :

« Gestion intégrée pour la maîtrise de l’énergie au CUSM »

 

Catégorie « Reconnaissance » 

Monsieur Gilles Rousseau, cadre supérieur à la Direction des Relations avec l’Industrie de l’ETS

Détail

C’est la prérogative de toute organisation comme l’AGPI de reconnaître à un moment opportun, un membre dont elle juge que la contribution à ses opérations et à son développement est particulièrement significative et mérite d’être souligné publiquement.

 

De cette façon, tous les membres de notre association et autres partenaires pourront se joindre aujourd’hui à l’AGPI pour souligner l’admiration qu’ils ont pour cette personne et lui signifier leurs remerciements. Le récipiendaire est Monsieur Gilles Rousseau.

 

La personne que nous voulons reconnaître est d’abord, par son charisme, quelqu’un qui inspire le respect. C’est un passionné et un inconditionnel de l’AGPI. Le dynamisme de notre association s’inspire de gens comme lui qui ne calculaient pas leur temps et proposaient toujours une solution.

 

Sa grande expérience et son expertise acquises au fil des ans lui permettent de prodiguer, encore aujourd’hui, de bons conseils à tous ses partenaires de travail. On constate d’emblée sa générosité à partager son savoir.

 

Au tout début, lorsqu’est venu de temps de créer le rapprochement entre les cégeps et les universités, qui devait constituer le coup d’envoi de la création de notre association, il a été un catalyseur et facilitateur pour les différents intervenants. On peut même affirmer que l’AGPI lui est grandement redevable du succès de l’intégration.

 

Rassembleur naturel, il a toujours été un excellent ambassadeur de l’association auprès de tous les réseaux institutionnels. Il réussit toujours ce qu’il entreprend et il s’investit lorsqu’un projet stimule son intérêt. Comme il a été parmi l’un des premiers à joindre les rangs des bâtisseurs de l’AGPI pour travailler sur ses fondements, il a parfaitement bien su jouer son rôle d’ambassadeur.

 

La création de l’AGPI s’est étendue sur plusieurs semaines et mois, en rencontrant de multiples embûches; il suffisait simplement de l’appeler… lui il trouvait les solutions. On peut dire de lui qu’il a été un des acteurs principaux et un pilier du développement de l’AGPI au moment où les fondateurs ont orienté les démarches de façon conjointe entre les universités et les cégeps. Il a siégé pendant plusieurs années sur le conseil d’administration de l’AGPI et en a été le quatrième président.

 

Il a su également instaurer une culture de partenariat entre l’organisation pour laquelle il travaillait à cette époque et l’AGPI. Cette culture est encore omniprésente aujourd’hui pour le bénéfice des deux organisations.

 

Comme certains autres bâtisseurs de l’association, il aura su léguer à tous les gestionnaires publics de parcs immobiliers, un héritage non seulement composé de projets novateurs, d’architectures originales, de performances énergétiques, mais qui aura aussi tracé le chemin à tous ses successeurs et ses collègues leur permettant d’occuper en leaders la place qui leur est redevable au sein de nos organisations. Il est indéniablement un modèle pour la relève des gestionnaires d’aujourd’hui. Son expertise a contribué à l’excellence de sa réputation en gestion des dossiers.

 

Si on résume les 18 premières années de sa carrière. Il a d’abord travaillé dans la région de Sept-Îles comme électricien et contremaître en entretien électrique. C’est en 1978, au Cégep régional Côte-Nord, qu’il amorce sa carrière de directeur des services de l’équipement. En 1983, il devient surintendant, Entretien et Services électriques à l’Aéroport de Mirabel puis il atterrit finalement en 1987 à l’École de technologie supérieure à titre de responsable des Services techniques puis comme chef de projet pour la construction des différents pavillons et directeur du service de l’équipement. Il a finalement terminé sa carrière à un poste de cadre supérieur à la Direction des Relations avec l’Industrie de l’ETS.

 

Gilles Rousseau a toujours été et demeure un homme passionné, un des membres du temple de l’AGPI. Il se distingue par sa générosité exemplaire et ses collègues s’attachent à son côté humain. Son côté fort modeste l’amène à mettre en valeur le dynamisme de son équipe. Mais j’en conclus que c’est sa façon d’être qui engendre le dynamisme des équipes qui l’entourent.

 

En résumé, on peut dire de lui qu’il « aura laissé une empreinte indéniable dans le domaine de la gestion des parcs immobiliers québécois ». L’AGPI est fière de souligner le travail exemplaire de ce grand bâtisseur.

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