Imprimer cette page

 

Retour à la liste
17 septembre 2018

L'EAU, C'EST LA VIE

Article rédigé par Sylvain Boudrias, ing., MBA

DARSPEC

 

Alors que les conséquences du changement climatique
sont décrites quotidiennement dans les médias,
il est important de souligner que l’eau potable est aussi à risque.

 

Géographiquement, les Québécois sont privilégiés d’avoir accès en abondance à de l’eau potable, cette ressource essentielle est inestimable. Même si elle dispose de 3 % de l’eau douce de la planète, la population québécoise ne doit toutefois pas prendre l’eau comme acquise et elle doit bien en gérer l’usage ainsi que la protéger jalousement.

 

La gestion de l’eau potable

 

Depuis 2005, le gouvernement du Québec, par l’intermédiaire du ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire (MAMOT), a créé la stratégie québécoise d’économie d’eau potable (SQEEP). Cette stratégie décrit les objectifs, les initiatives ainsi que les mesures de succès qui permettra au peuple québécois de bien gérer l’usage de l’eau potable pour les générations futures.

 

Afin d’être à jour, l’AGPI a réuni des représentants du gouvernement afin de présenter et discuter de solutions pour aider les institutions publiques à mieux gérer l’eau potable des bâtiments. Les institutions québécoises ont en effet un rôle important à jouer afin d’encourager et d’influencer les citoyens à protéger l’or bleu. Qu’il s’agisse d’une école qui travaille à tous les jours avec les futurs contribuables, une ville qui distribue l’eau potable par ses réseaux d’aqueducs ou un hôpital qui se doit d’offrir des services de qualité aux patients, chacun a l’occasion de jouer un rôle de premier plan dans l’éducation et la sensibilisation aux citoyens.

 

Des solutions pour répondre aux exigences règlementaires

 

Le MAMOT a non seulement la responsabilité de déterminer les cibles pour une meilleure gestion de l’eau potable, mais il doit aussi chercher et présenter des solutions pour les atteindre. Le colloque offrira alors aux participants une occasion privilégiée de découvrir des solutions innovatrices. Les gestionnaires découvriront ainsi des façons d’économiser l’eau, mais aussi de concevoir ou modifier les conduites de distribution d’eau froide ou d’eau chaude. Même si la consommation d’eau froide domestique doit être mieux contrôlée, la gestion des réseaux d’eau chaude présente aussi ses défis quotidiens.

 

Les concepteurs en mécanique du bâtiment sont conscients des nouvelles réalités ainsi que de nouveaux règlements et ils doivent s’adapter aux nouvelles façons d’installer les réseaux de distribution d’eau chaude domestique. Les gestionnaires de centres d’hébergement (CHSLD), d’hôpitaux et d’écoles sont concernés en rapport à l’objectif de produire ainsi que de faire circuler l’eau chaude à des températures adéquates afin de prévenir à la fois les brûlures accidentelles, mais aussi la croissance et la prolifération de bactéries. Certaines bactéries sont mortelles pour les citoyens les plus vulnérables de la société représentés par les enfants et les ainés. Lorsque les conditions sont favorables, c’est-à-dire lorsque l’eau n’est pas assez chaude et si elle est stagnante, les bactéries se développent et contaminent les conduites de distribution d’eau chaude.

 

Pour une gestion durable de l’eau

 

En tant qu’institution publique, il est nécessaire de protéger les milieux de vie grâce à une utilisation respectueuse de l’eau. Il existe de multiples procédés et équipements pour protéger les sources d’eau et réduire la consommation d’eau. Des lois et des normes existent également afin de préserver le caractère potable de l’eau et assurer la santé des usagers d’un bâtiment, notamment l’obligation imposée aux propriétaires pour empêcher la contamination croisée du réseau d’eau potable. Les exigences pour limiter la présence de plomb dans l’eau potable en sont un autre exemple. Au Québec, depuis le 1er mai 2014, il est interdit d’installer des robinets et autres accessoires de plomberie ayant une concentration supérieure à 0,25 % de plomb.

 

De plus en plus d’institutions décident de moderniser leurs installations afin de mieux gérer l’usage de l’eau potable. On peut penser aux boucles de recirculation ou au bannissement d’appareils de refroidissement raccordés en continu sur l’eau potable. L’utilisation d’un présentoir réfrigéré doté d’un seul condensateur, par exemple, peut consommer près de 3000 L d’eau potable par jour, ce qui représente une consommation de plus d’un million de litres d’eau annuellement. Ainsi l’utilisation d’appareils refroidis à l’air ou à l’aide d’une boucle fermée de recirculation permet d’économiser une quantité appréciable d’eau potable. La mise en place de systèmes de récupération d’eau, de recyclage et de recirculation sur certains types d’équipement est autant de moyens permettant une grande économie d’eau.

 

Préserver l’eau potable pour les générations futures

 

Bref, une gestion durable de l’eau permet autant d’éviter toute forme de contamination que de l’utiliser de manière judicieuse. On a longtemps considéré l’eau comme une ressource renouvelable. Or, nous savons aujourd’hui qu’elle doit être préservée. En tant que gestionnaire, citoyen ou organisme, quels gestes ou actions avez-vous posés, ou que vous posez au quotidien, participent à réduire la consommation d’eau potable ou à éviter sa contamination?


Si vous voulez discuter d’ingénierie d’eau du bâtiment, venez faire un tour au kiosque de Darspec et profitez-en pour déguster une nouvelle recette d’eau aromatisée.


(1) https://www.mamot.gouv.qc.ca/infrastructures/strategie/a-propos-de-la-strategie/
 

Design Web par Acolyte
Copyright © AGPI 2018 - Tous droits réservés - Notes légales